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  Les flux de matière dans  des atolls des Tuamotu Types d'atolls et fonctionnement Ressources et Gestion

Glossaire

par Aurélien Carbonnière

 

A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  O  P  Q  R  T  U  V  W  Z

 

A

  • ACTIVITE HETEROTROPHIQUE TOTALE

Elle représente la totalité des entrées dans le compartiment bactérien. Une partie servira à produire de la biomasse bactérienne, l'autre sera respirée ou excrétée. Elle est généralement exprimée en carbone, par unité de temps et de volume ou de surface. On peut l'estimer directement en suivant la consommation de carbone organique dissous dans une culture sans prédateurs. On peut l'estimer indirectement en estimant l'activité de respiration (respiration + production = activité hétérotrophe totale, en négligeant l'excrétion) en déterminant par exemple consommation d'O2 ou production de CO2.

  • ACTIVITE EXOPROLEOLYTIQUE

Les molécules organiques de poids moléculaire élevé ne peuvent être incorporées directement par le bactérioplancton. Celui-ci utilise des exoenzymes (excrétées dans le milieu environnant) ou des ectoenzymes (restant liés à la surface cellulaire) pour les hydrolyser en monomères susceptibles d’être incorporés par la cellule. L’activité exoprotéolytique potentielle (AEP) est assez facilement estimée au moyen d’analogues oligomères fluorescents lorsqu’ils sont hydrolysés (Hoppe 1993). La discrimination entre ces oligomères artificiels et le substrat naturel, ainsi que la concentration en substrat naturel étant généralement inconnus, les estimations ne sont pas quantitatives mais représentent une activité potentielle.

Hoppe HG (1993) Use of fluorogenic model substrates for extracellular enzyme activity (EEA) Measurement of bacteria. Handbook of methods in Aquatic Microbial Ecology, Kemp PF, Sherr BF, Sherr EB, Cole JJ eds. , Lewis Publishers, Boca Raton Fl, USA pp. 423-431

  • AEROBIE (milieu)

En présence d'oxygène.

  • ALGUE BLEUE -VERTE

Organisme photosynthétique appartenant aux cyanobactéries.

  • AMENSALISME

Type d'interaction où une espèce est limitée dans son développement sans que l’autre en soit affectée; voir tableau 

  • ANEMOCHORIE

mode de transport des graines et des spores par les vents

  • APHOTIQUE (Zone)

Zone où la lumière est absente: il n'y a donc pas de photosynthèse.

  • ATOLL

Ensemble récifal de haute mer, émergé à marée haute, sans roche volcanique affleurante, le plus souvent de forme annulaire avec un lagon central. 
Pour en savoir plus: diagramme d'un atoll des Tuamotu.

Organisme vivant capable de réaliser la synthèse de composés organiques à partir d' éléments minéraux prélevés dans le milieu et d'une source d'énergie extérieure. 
Cette énergie est soit 
- solaire (plantes vertes photosynthétiques)
- produite par l'intermédiaire de réactions chimiques exothermiques (bactéries chimio-synthétiques)
- soit les deux (bactéries chimiophotosynthétiques).
Les organismes phytoplanctoniques constituent l’essentiel des producteurs primaires en milieu marin; ils sont la base de la chaîne alimentaire marine.
Voir "Pour en savoir plus: la photosynthèse".

 

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B

Ensemble des organismes aquatiques vivant sur la surface ou au sein même des sédiments. 
La macrofaune benthique (supérieure à 1 mm) vivant dans les sédiments peut être utilisée comme "indicateur biologique" pour traduire les perturbations de l'écosystème marin (exemple: les annélides polychètes).

Accumulation dans le temps d'une substance dans les tissus d'un organisme, qui ne peut pas être excrétée (métal, hydrocarbones chlorés).

Ensemble équilibré d'animaux et de plantes occupant de façon cyclique ou permanente un biotope donné.

  • BIOÉROSION

Dégradation de substrats comme le carbonate de calcium des récifs coralliens par une variété d'organismes vivants ( ex: microforeurs, macroforeurs et brouteurs); voir figure

Augmentation à chaque niveau trophique d'une chaîne alimentaire, de la concentration d'une substance polluante (ex: toxine d'un dinoflagellé, mercure ...) bioaccumuléé dans les tissus.
Il en résulte que les prédateurs en bout de chaîne alimentaire présentent les plus importantes concentrations (exemple: Ciguatera, Maladie de Minamata...)

Milieu biologique déterminé offrant à une association d'animaux et de végétaux des conditions d'habitat relativement stables.

  •  BIOTURBATION

Remaniement de sédiments par les mouvements et les modes de nutrition de la faune qui y vit. 

Soudaine apparition d'une grande concentration en phytoplancton, résultat d'une intense reproduction due à des conditions nutritives favorables (suite à un upwelling: remontée d'eaux profondes riches en nutriments). 

  • BOUCLE MICROBIENNE

Caractérise selon la terminologie employée par Legendre & Rassoulzadegan (1995) le système presque clos comprenant bactéries et protistes. La biomasse bactérienne produite est consommée par les protistes, dont en retour les produits d'excrétion sont consommés par les bactéries. 

 

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C

Processus où  les ions calciums et carbonates sont combinés pour former des matériaux squelettiques calcaires (voir réaction chimique).

  • CHLOROPHYLLE

Pigment des plantes vertes permettant la capture des photons pour leur utilisation dans la photosynthèse.

  • CHONDRICHTYENS (poissons cartilagineux)

Classe composée de 2 super ordres: les Squalomorphes (requins) et les Batoidés (raies).

  • CIGUATERA

La ciguatera est un phénomène d’écotoxicologie tropicale qui touche les écosystèmes coralliens. Il est dû à un micro-organisme benthique, le dinoflagellé Gambierdiscus toxicus et se traduit par l’accumulation dans les muscles et les viscères des poissons herbivores et de leurs prédateurs de substances naturelles qui sont  toxiques pour l’homme (biomagnification).
Voir " Pour en savoir plus: la ciguatera".

  • COMMENSALISME

État des animaux qui vivent à côté d'autres organismes en profitant de leurs aliments mais sans se nourrir de leur matière organique.

  • COMMUNAUTÉ

Les communautés sont des groupes de populations qui interagissent entre elles dans une région donnée, identifiables par des études écologiques.

  • COMPÉTITION

Concurrence entre plusieurs organismes pour une même source de nourriture, en quantité insuffisante par rapport à la demande. 
On distingue la compétition intraspécifique, entre individus de la même espèce et la compétition interspécifique, entre individus appartenant à des espèces différentes, du même genre ou pas.

  • CONTROLE DU BACTERIOPLOANCTON 

Il est dit "descendant" (Top-Down) lorsqu'il est exercé par les exportations (prédation, sédimentation, advection…) et "ascendant" (Bottom-up) par les entrées (ressources nutritives) ou la température.

  • CORALLIVORE

Animal carnivore qui se nourrit essentiellement de coraux.

  • CULTURES D'ASSEMBLAGES BACTERIENS NATURELS

Elles permettent de calibrer les mesures de production brute (synthèse d'ADN ou de protéines, fréquence des cellules en division) dans un assemblage bactérien en croissance nette, où la prédation est fortement réduite voire supprimée. On les utilise également pour évaluer la consommation de carbone organique dissous naturel par unité de biomasse bactérienne produite. Les cultures en mode batch ne sont pas renouvelées à l’opposé de celles effectuées en continu.

  • COURONNE RÉCIFALE

Partie émergée ou affleurante à la périphérie d'un atoll.

Classe d'organismes photosynthétiques apparue il y a 3.5 milliards d'années; certaines cyanobactéries sont capables de fixer l'azote moléculaire (N2).

  • CYCLONE

Ensemble de cellules de très basse pression constitué d'un oeil central (dont la pression peut être inférieure à 920hPa) entouré d'un système de vents circulaires, avec un très fort gradient de pression. Ce processus s'accompagne d'une modification du niveau de la mer, de hautes vagues (8-10 m, jusqu'à 14 m lorsqu'elles se brisent sur le rivage), de forts vents (32 m/s en moyenne, pointes à 83 m/s) et de fortes pluies. Le rayon des zones de vent maximum va de 24 à 50 km, la zone d'influence des cyclones tropicaux peut couvrir de 500 à 800 km. La direction des cyclones est imprévisible, ils peuvent se déplacer jusqu'à 15 m/s. Leur fréquence est variable et peut dépendre de phénomènes tel El Niño.

 

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D

  • DGGE

Denaturating Gradient Gel Electrophoresis. Procédé permettant de séparer les fragments d'ADN selon leurs propriétés migratrices dans un champs électrique

  • DÉTRITUS

Matière en suspension d'origine organique ou minérale.

  • DIATOMÉES

Algue unicellulaire caractérisée par un squelette externe siliceux.

  • DINOFLAGELLÉS

Les dinoflagellés sont des algues unicellulaires caractérisées par une grande variété de formes (le plus large Noctiluca peut atteindre un diamètre de 2 mm) 
La plupart sont photosynthétiques, élaborant leurs nutriments en utilisant l'énergie lumineuse ( voir Photosynthèse) et constituent une source nutritive pour d'autres organismes.
Les espèces côtières de dinoflagellés sont les plus néfastes pour l'homme surtout durant les mois chauds où l'on assiste à de véritables efflorescences ("red tide" ou marée rouge). Quand ce phénomène se produit, l'écosystème marin est fragilisé à cause d'une neurotoxine produite par les dinoflagellés et qui se biomagnifie le long de la chaîne trophique jusqu'à l'homme. 
Certains dinoflagellés sont impliqués dans d'autres phénomènes d'écotoxicologie comme la ciguatera ( -  voir "Pour en savoir plus: la ciguatera" ).

  • DIVERSITÉ

C'est le nombre d'espèces pour un type d'habitat donné et dans une région définie.

  • DYSTROPHIE

Fonctionnement anormal du milieu se traduisant par exemple par des efflorescences algales, toxiques ou non, conduisant à des mortalités massives.

 

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E

  • ÉCOSYSTÈME

    Communauté de plantes, d'animaux et autres organismes qui sont liés par les flux d'énergie et de nutriments, tout en interagissant entre eux et avec leur environnement physique. C'est un ensemble caractérisé par une  biocénose et un biotope.
    Les forêts amazoniennes, les déserts ou les récifs coralliens sont des exemples connus d'écosystèmes.

     

  • ENDEMICITE

Caractère des espèces animales ou végétales qui ont une répartition géographique limitée.

  • ENDOFAUNE

    Organisme vivant dans le sédiment

  • ENDOSYMBIOSE

    Cas particulier de symbiose où un partenaire (ex: zooxanthelles) vit inclus dans les cellules de l'autre (polype).

  • EPIFAUNE

    Organisme vivant à la surface du sédiment

  • EPIPSAMMIQUE (espèce)

    Espèce qui vit sur le sable.

  • EQUILIBRE DYNAMIQUE

    L'équilibre dynamique caractérise les peuplements dont production et exportations sont équilibrées à une échelle de temps donnée. Il y a constance de la biomasse, de la production et donc du taux de croissance à cette échelle de temps.

     

  • EUCARYOTE

    Organisme (algues, animaux) à noyau individualisé (existence d'une enveloppe nucléaire).

     

  • EUTROPHIQUE (Zone)

Fait référence à des régions où la concentration en nutriments est élevée ce qui engendre une productivité biologique importante.

Enrichissement des eaux en substances nutritives (Azote, Phosphore..) qui aboutit généralement à des modifications du milieu telles que la production accrue d'algues, parfois toxiques, et d'autres plantes aquatiques; ce qui entraîne des nuisances pour tous les usagers de ces milieux. 
Cette surcharge en nutriments peut induire:
- de faibles concentrations en oxygène dissous (Hypoxie)
- l'absence d'oxygène dissous (Anoxie)
- des conditions réductrices avec de fortes concentrations en Sulfure d'hydrogène ( H2S) dans les eaux profondes et dans les sédiments
- des modifications dans la biodiversité.

La zonation verticale d'un océan est fondée sur la profondeur jusqu'à laquelle la lumière solaire peut pénétrer pour permettre la photosynthèse.
On a pris l'habitude de retenir la valeur de 1% de la lumière régnant en surface pour définir la limite entre la zone suffisamment éclairée pour permettre la vie végétale, la zone euphotique (syn.: photique/phytal) dont la profondeur maximale est de l'ordre de 150 m et les zones où la vie végétale est peu favorisée voire inexistante, la zone disphotique et la zone aphotique.

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F

  • FEO 

Constructions coralliennes fossiles témoins d'un ancien niveau marin plus élevé.

C'est l'utilisation  par les cyanobactéries de l'azote moléculaire dissous (gaz N2) grâce à l'enzyme Nitrogénase  (le gène codant la nitrogénase est le gène Nif). L'azote fixé est utilisé dans la synthèse protéique. 

G

  • G.P.S  (Global Positioning System)

Dispositif électronique qui utilise les signaux de positionnement des satellites pour détecter précisément la latitude et la longitude.
Il est utilisé pour localiser les stations d'échantillonnage en pleine mer ainsi que sur ou à côté du littoral. Depuis l'année 2000, la précision des G.P.S est de l'ordre de quelques mètres.

 

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H

  • HALOPHILE

Les plantes halophiles sont des espèces qui vivent sur les sols salés

  • HERMAPHRODITE (animal)

Animal qui produit à la fois des gamètes mâles et femelles.

Organisme qui obtient son énergie de la matière organique d'autres organismes.

  • HOA ( =dépression).

Sur les couronnes récifales ou les barrières récifales à motu, cette dépression entaille la partie interne du platier et peut assurer des échanges entre l'océan et le lagon. Il existe cependant des hoa non fonctionnels
Les hoa alternent avec les motu.

Il regroupe les organismes qui passent leur vie entière dans le plancton. Ce sont principalement les micro-algues, les animaux unicellulaires et certains Crustacés comme les copépodes, qui représentent à eux seuls 70 % de la totalité du zooplacton, mais aussi des Cténaires et des Tuniciers (ref. Alain Couté, Muséum).

  • HYDROCHORIE 

Mode de transport des graines et des spores par voie d'eau (courants marins notamment)

Diminution de l'apport ou de l'utilisation de l'oxygène au niveau des tissus.

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I

Relations intraspécifiques

Individu 1

Individu 2

Compétition

+

-

Coopération
Association bénéfique entre deux individus, mais non indispensable

+

+

Relations interspécifiques

Espèce 1

Espèce 2

Neutralisme
Aucune des deux espèces n'est affectée par son association avec l'autre

0

0

Compétition

+

-

Coopération
Association entre les des deux espèces, mais non indispensable

+

+

Prédation

Espèce 1 = prédateur ; espèce = 2 proie

+

-

Mutualisme

Espèce 1 = symbionte ; espèce = 2 hôte

+

+

Commensalisme

Espèce 1 = symbionte ; espèce = 2 hôte

+

0

Parasitisme

Espèce 1 = symbionte ; espèce 2 = hôte

+

-

  • IRRADIANCE

Énergie rayonnante émise par le Soleil dans toutes les longueurs d'onde arrivant chaque seconde sur une surface de un mètre carré à l'extérieur de l'atmosphère terrestre.

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L

  • LAGON (récif barrière, atoll, faro).

Dépression de profondeur et d'extension variables, soit située en arrière d'un récif barrière, soit limitée  de toutes parts par des constructions récifales. 
Exemple: Lagon de Tikehau en Polynésie française.

Stade de développement allant de la formation de l'oeuf à la métamorphose. 

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M

  • MACROFAUNE

Animaux benthiques de taille supérieure à un millimètre.

  • MACROPHYTE

Algue pluricellulaires. Macroalgues benthiques est le terme utilisé pour décrire les organismes multicellulaires associés au sédiment.

  • MASSE D'EAU

Une masse d'eau est un grand volume d'eau océanique d'une certaine extension horizontale et verticale, possédant des caractéristiques spécifiques de température et de salinité qui lui confèrent une densité bien déterminée. 

  • MATIÈRE ORGANIQUE DISSOUTE (MOD)

Molécules dissoutes qui dérivent soit de la dégradation d'organismes morts soit de l' excrétion de molécules (exemple: exudation du phytoplancton).

  • MATIÈRE ORGANIQUE PARTICULAIRE (MOP)

Ensemble des particules organiques, mortes ou vivantes, en suspension dans les eaux.

  • MEIOFAUNE

Animaux de taille entre 0.1 mm et 1.0 mm vivant dans le sédiment.

Il est constitué d'organismes benthiques en phase larvaire et qui passent le début de leur vie dans le plancton. 

  • MICROFAUNE

Animaux benthiques plus petits que 0.1millimètre; pour la plupart, ce sont des protozoaires.

  • MICROPHYTOBENTHOS

Algues unicellulaires (exemple: diatomées pennées) et cyanobactéries associées aux substrats meubles et durs.

  • MUTUALISME

Interaction à bénéfice réciproque entre deux espèces.

Petit îlot individualisé constitué de matériel détritique de dimensions variables pouvant inclure des blocs et situé sur la couronne récifale d'un atoll ou sur une barrière récifale d'île haute. Les motu sont généralement situés en chapelets séparés par des hoa; ("éléments de terminologie récifale Indopacifique", publication Téthys - vol.7 numéro 1 1975).

 

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N

  • NECTON

Un des trois groupes écologiques majeurs dans la classification des organismes marins, les deux autres étant le benthos et le plancton
Le necton est composé d'organismes pélagiques comme les poissons, quelques crustacés, les céphalopodes et les mammifères marins, capables de se déplacer contre les courants.

  • NITRACLINE

Profondeur à laquelle la concentration en nitrates augmente rapidement.

C'est l'ensemble des composés organiques ou inorganiques et des ions qui sont utilisés en premier lieu pour la nutrition des producteurs primaires (phytoplancton); exemple: les composés azotés et phosphorés.

 

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O

  • OLIGOTROPHIQUE (Zone)

Fait référence à des régions où la concentration en nutriments est faible ce qui engendre une productivité biologique peu importante.

  • OSTEICHTHYENS (Poissons osseux)

Classe composée essentiellement  du super-ordre des Téléostéens.

  • OUVERTURE D'UN LAGON

Degré de communication hydrodynamique entre le lagon et l'océan environnant. Se calcule par le quotient : linéaire des (passes + hoas + couronnes immergées) / périmètre de l'atoll.

  • OVIPARE

Qui pond des oeufs, dont l'éclosion a lieu après leur sortie des voies génitales femelles, au terme d'une période de développement embryonnaire.
Ce terme s'oppose à vivipare où la femelle donne naissance à des jeunes ou à des larves formées. Il n'y a pas de stade oeuf, ou bien celui-ci est conservé dans les voies génitales femelles jusqu'à son éclosion.

 

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P

  • PASSE (avea en polynésien).

Entaille majeure affectant entièrement et assez profondément une barrière ou une couronne récifale et permettant la navigation. Elle assure préférentiellement la décharge des eaux du lagon.

  • PCR

Polymerase Chain Reaction. Procédé enzymatique permettant l'amplification de certains fragments d'ADN

  • PÉLAGIQUE

Fait référence à la colonne d'eau océanique et aux organismes marins qui y vivent.

Le pH permet de juger de l'état d'équilibre du système "gaz carbonique dissous - carbonate", au sein d'une masse d'eau. Cet équilibre peut être modifié par des facteurs physiques comme par des facteurs biologiques. Ainsi une production in situ de gaz carbonique, par la respiration des organismes marins et par les processus de reminéralisation des matières organiques mortes, tend à abaisser le pH de l'eau. A l'inverse, une eau peu productive, peu chargée en plancton et en matière organique, aura un pH fort.

  • PHOTOINHIBITION

C'est l'inhibition de la photosynthèse causée par de trop fortes intensités lumineuses.

Respiration des plantes à la lumière.

Processus biochimique se déroulant dans le chloroplaste des plantes: ce mécanisme leur permet d'utiliser le dioxyde de carbone, l'eau et l'énergie lumineuse pour élaborer des composés organiques très énergétiques - Voir "Pour en savoir plus: la photosynthèse".

Le phytoplancton regroupe les micro-algues unicellulaires ou celles constituées de quelques cellules. Pratiquement, toutes sont capables de réaliser la photosynthèse, c'est-à-dire de fabriquer la matière organique nécessaire à leur développement. Cette aptitude à vivre de façon autonome, qu'on appelle autotrophie, est due à la présence dans les organismes de pigments, telle la chlorophylle, qui leur confèrent parfois des couleurs remarquables. (ref. Alain Couté, Museum). 

Algues et cyanobactéries planctoniques microscopiques (diatomées, dinoflagellés...) en font partie. Pour en savoir plus

Ensemble des organismes entraînés par les déplacements d'eau. Ils sont passifs par rapport aux mouvements des masses d'eaux, à l'exception de quelques déplacements verticaux (ajustés sur le rythme nycthéméral).
Par les notions d'autotrophie et d'hétérotrophie, on distingue alors le phytoplancton (végétaux) et le zooplancton (animaux).
On parle d'holoplancton et de méroplancton.
On distingue le picoplancton (taille <2 ou 3 µm), le nanoplancton (3 à 35 µm), le microplancton (35 à 200 µm), le mésoplancton (200 à 1000 µm) et le macroplancton (>1000 µm).

Dans la prédation, il y a développement d’une des deux espèces vivantes aux dépens de l’autre. Le parasitisme est une prédation obligatoire; voir tableau.

  • PROCARYOTE

Organisme unicellulaire (bactérie, cyanobactérie) sans noyau individualisé.

  • PRODUCTION DE BIOMASSE

La production de biomasse représente le flux de biomasse produite. Elle est généralement exprimée en carbone, par unité de temps et de volume ou de surface. On la détermine sans découpler production et prédation principalement par 3 méthodes : en suivant la synthèse d'ADN ou de protéines bactériens ou encore en estimant la fréquence des cellules en division. Ces 3 approches sont généralement calibrées au moyen de cultures d'assemblages bactériens naturels.

  • PRODUCTION NOUVELLE

(article phosphorus et schéma + PRODUCTION EXCEDENTAIRE)

  • PRODUCTION PRIMAIRE

C'est la quantité de matière organique synthétisée par les végétaux à partir de substances inorganiques; elle est exprimée en poids par unité de volume ou de surface et par unité de temps.

  • PRODUCTIVITE

La productivité (turnover rate en anglais) est le rapport de la production de biomasse à la biomasse (temps-1). Elle est homogène d'un taux de croissance en conditions d'équilibre dynamique.

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R

  • RELATIONS ALLOMETRIQUES

Relations dépendantes de la taille. Dans ce cas précis, plus un organisme est petit, plus son taux de croissance maximum augmente

  • RENDEMENT DE CROISSANCE BACTERIEN

Le rendement de croissance bactérien est le rapport de la production de biomasse à l'activité hétérotrophe totale.

  • REPRODUCTION ASEXUÉE

La reproduction asexuée se fait sans la production de gamètes et donc de zygotes (exemple, par bourgeonnement).
C' est un processus rapide qui permet la production d'un grand nombre de descendants. C'est le seul mode de reproduction des procaryotes (organismes sans noyau).

  • RESEAU TROPHIQUE MICROBIEN

Caractérise la voie trophique qui, à la différence de la chaîne trophique classique ("grazing food chain") conduit des organismes pico- et nanoplanctoniques (producteurs primaires procaryotes et eucaryotes, producteurs secondaires comme les bactéries hétérotrophes) aux niveaux supérieurs en passant par les protistes.

  • RESPIRATION

Processus métabolique présent chez tous les organismes où les substances organiques sont décomposées pour fournir de l'énergie; elle s' oppose à la photosynthèse et entraîne la production de dioxyde de carbone.

  • RESPIRATION AEROBIE

Métabolisme caractérisé par la consommation d'oxygène.

  • RESPIRATION ANAÉROBIE

C'est l'utilisation d' un composé inorganique oxydé autre que l'oxygène comme accepteur terminal d'électrons; ex: sulfates, nitrate, nitrite et carbonates.

Alternance du jour et de la nuit.

 

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S

  • SECCHI (Disque de)

Le disque de Secchi constitue un moyen simple pour mesurer la transparence de l’eau. 
Il a généralement un diamètre de 30cm et il est peint en blanc.
Le disque est descendu dans l’eau jusqu’à ce qu’il disparaisse et l’on note la profondeur de disparition. Cette technique a été développée par A. Secchi en 1866.

  • SLOPPY FEEDING

Libération de composés organiques lors de la rupture des cellules au cours du broutage. 

C'est l'association physique et durable de deux organismes vivants (exemple: les polypes et les zooxanthelles - Voir "Pour en savoir plus"). 
Elle peut être à bénéfice réciproque, ou résulter d'un parasitisme. (voir aussi endosymbiose).

 

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T

  • TAUX DE CROISSANCE

Le taux de croissance (µ, temps-1) est égal au rapport de la production de biomasse à la biomasse (productivité = P/B) en conditions d'équilibre dynamique. En dehors de ces conditions, si l'on suppose un modèle exponentiel de croissance, on peut écrire µ = ln(1+P/B)

  • TÉLÉOSTÉENS

Poissons à squelette osseux.

  • TEMPS DE RENOUVELLEMENT

Le temps de renouvellement de la biomasse bactérienne est l'inverse de la productivité.

  • TEMPS DE RÉSIDENCE

Le temps de résidence caractérise les échanges entre le lagon et les océans en tenant compte du volume lagonaire. Les estimations du temps de résidence peuvent se faire de différentes manières. On peut calculer le rapport du volume du lagon au volume des échanges nets annuels en surface. Cette méthode suppose d’avoir un nombre suffisant de mesures des échanges d’eaux par les chenaux de communications entre le lagon et l’océan.

  • THERMOCLINE

Profondeur à laquelle les changements de température sont maximums.

  • TROPHIQUE (niveau)

Position  occupée par un organisme  dans une chaîne alimentaire : producteurs primaires (phytoplancton, plantes supérieures...), consommateurs primaires (herbivores: zooplancton), consommateurs secondaires (carnivores) etc.

  • TURBIDITÉ

C'est le poids de matière particulaire par unité de volume d'eau.

 

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U

  • UPWELLING

Remontée d'eau profonde riche en nutriments vers la surface.

 

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X

Les plantes xérophiles sont des espèces adaptées à la sécheresse.

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Z

  • ZONATION

Présence d'une ou plusieurs espèces dans des espaces caractéristiques et reconnaissables, délimités soit par un intervalle défini sur une profondeur (colonne d'eau) soit sur une hauteur ( zone de balancement des marées).

  • ZOOBENTHOS

Animaux benthiques.

Animaux planctoniques. Le zooplancton, pour sa part, est composé d'organismes sans pigments photosynthétiques. Certains sont unicellulaires comme les Ciliés, les Foraminifères et les Radiolaires. D'autres, de taille microscopique sont faits de nombreuses cellules, tels les copépodes et les larves.D'autres encore, appartenant aux Cnidaires et aux Cténaires, atteignent des dimensions plus conséquentes. Tous se nourrissent aux dépens d'êtres vivants ou de leurs déchets. Ils sont herbivores, carnivores ou détritivores et vivent depuis la surface jusqu'aux plus grands fonds. Ils puisent sur leurs proies les matières organiques qui leur sont nécessaires et qu'ils sont incapables d'élaborer : pour ces raisons, ils sont qualifiés d'hétérotrophes (ref. Alain Couté, Museum)

  • ZOOCHORIE

Mode de transport des graines et des spores par les animaux

  • ZOOXANTHELLES

Groupe de dinoflagellés qui vivent de façon endosymbiotique en association avec les polypes: on dit alors que les coraux sont hermatypiques; par opposition, sans les zooxanthelles, les coraux sont dits ahermatypiques.
Voir - "Pour en savoir plus: les zooxanthelles."

 

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mise à jour : 10/07/2008

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